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Les pertes auditives toujours sous-estimées

Un sondage GfK, réalisé dans 17 pays, met en lumière les préoccupations courantes quant au vieillissement. Problèmes de vue, diminution des capacités intellectuelles, baisse d’énergie et perte d’autonomie sont majoritairement cités. Les troubles auditifs n’arrivent qu’en 9e place.

Pourtant, selon une étude de l'INSEE la population des personnes de 65 ans et plus augmenterait de manière significative jusqu'en 2040. Alors que 18 % de la population résidant en France avait 65 ans ou plus en 2013, cette proportion serait de 26 % en 2040, soit une hausse de 8 points en vingt-sept ans (figure 4a). Puis, entre 2040 et 2070, elle augmenterait de seulement 3 points en trente ans pour atteindre 29 %. Les générations nombreuses issues du baby-boom sont nées entre 1946 et 1974. L’arrivée de ces personnes parmi les 65 ans ou plus a commencé en 2011 et se terminera en 2039. Au-delà, la part des 65 ans ou plus progresserait donc beaucoup plus modérément.

Etude Insee, projections de population 2013-2070, Figure 4a

Les conséquences des pertes auditives non corrigées sont pourtant prouvées

La corrélation entre perte d’audition et déclin cognitif apparaît complètement méconnue dans le sondage GFK, alors qu’elle est scientifiquement établie, notamment par l’étude épidémiologique bordelaise PAQUID : une perte de 25 dB non-corrigée induit un vieillissement cognitif de 6,8 années supplémentaires.

Dossier de la Conférence de presse de l'UNSAF du 29 octobre 2015 à propos de l'Étude Inserm « Déficit auditif déclaré, appareils auditifs et déclin cognitif chez les personnes âgées : une étude sur 25 ans »

 

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