Modes de communication des déficients auditifs

Des modes de communication non interchangeables

Tous les déficients auditifs, bien que classés dans la même catégorie de handicap, ne vivent pas les mêmes situations car ils n'utilisent pas tous le même mode de communication. Celui-ci dépend de l'âge auquel la surdité est survenue, de son ancienneté et/ou du degré de la surdité.

Les malentendants et devenus sourds ont la langue parlée comme mode principal de communication tout en s'aidant par le biais de la lecture labiale et plus rarement par le langage parlé complété (LPC). Parce qu'ils utilisent la langue française parlée, écrite et lue, mais aussi écoutée, on les appelle les oralistes. Cependant, beaucoup d'entre eux ont bien besoin de la lecture labiale et doivent fournir beaucoup de suppléance mentale pour rester dans ce mode de communication.

La lecture labiale

Image de la bouche qui forme le OIl est utile de comprendre que pour les 36 phonèmes (sons) de la langue française, seules 12 images labiales existent. Contrairement à son appellation, la lecture labiale n'est pas une véritable lecture. On ne peut pas lire totalement sur les lèvres puisque, d'une part, certains éléments sont invisibles en raison de leur articulation ou de leur entourage phonétique, et d'autre part, les éléments visibles doivent être interprétés parce qu'ils peuvent être ambigus.

En conséquence, en lecture labiale, il va donc falloir :

Parler français avec les sourds

Le code LPC (langage parlé complété) n'est pas une langue mais un codage manuel des sons de la langue française. Les mouvements codés de la main sont associés à la parole.

Pour comprendre lors de conférences ou à l'école, les sourds peuvent faire appel à des codeurs qui vont répèter mot pour mot tout ce que dit le conférencier ou le professeur en articulant et codant les différents sons émis. On dit que la personne utilisant le LPC pour le sourd code, alors que le sourd de son côté décode. Il s'agit de deux choses différentes. Lors de l'apprentissage du LPC, il faut donc apprendre à coder mais aussi à décoder.

La LSF, une langue d'une grande richesse

Reconnue depuis peu comme une langue à part entière, la Langue des Signes Française est actuellement en plein essor.

C’est une langue inventive, d’une grande richesse et en constante évolution qui, comme toutes les langues vivantes, fait l’objet de recherches linguistiques approfondies.

Visuo-gestuelle, elle est composée de signes symboles qui répondent à des règles d’agencement spécifiques déterminant sa structure et sa grammaire. Ainsi, les signes se font dans un espace restreint, au niveau du visage et du haut du corps et la notion de temps est représentée par des axes définis par les 3 dimensions de l’espace (3D).