L'implant cochléaire

L'implant cochléaire est réservé aux surdités acquises très sévères à profondes et aux surdités congénitales du très jeune enfant dans les cas où les appareils de correction auditive ne suffisent plus et lorsque les deux oreilles sont touchées. En France, l'implant cochléaire est pris en charge par la Sécurité Sociale depuis 2009 ce qui a permis à un nombre toujours plus important de personnes devenues sourdes et d'enfants nés sourds d'en bénéficier. 

implant cochleaire

Le candidat à l'implantation cochléaire doit prendre rendez-vous dans un des hôpitaux agréés par la Sécurité Sociale pour faire le parcours obligatoire comportant plusieurs examens et bilans avant de savoir si sa surdité permettrait une réhabilitation de l'ouïe grâce à l'implant cochléaire.

Ce parcours consiste en une première consultation du chirurgien ORL qui prescrira des bilans et examens : audiométrie complète, VNG (vidéonystagmographie), bilans orthophonique et psychologique, scanner du rocher et IRM pour déterminer l'état physiologique de l'oreille interne. D'autres examens peuvent être demandés par le chirurgien s'il les juge nécessaires. Lors de la deuxième consultation du chirurgien ORL, celui-ci annonce généralement au patient les résultats de l'ensemble des examens et lui fait part de sa décision de l'implanter ou bien lui expliquera les raisons qui le motivent à refuser cette intervention.

Dans beaucoup de centres d'implant, des associations de personnes implantées tiennent des permanences d'accueil pour informer les candidats à l'implantation cochléaire. Le secrétariat du centre d'implant sera en mesure de vous renseigner sur les dates et lieux des permanences, mais vous pouvez aussi trouver ces renseignements sur les sites internet des associations concernées.

De nombreux témoignages publiés sur Internet permettent d'approfondir ses connaissances avant de se lancer dans cette aventure qui permet à la personne devenue sourde de retrouver bien souvent une audition proche de l'audition d'une personne légèrement malentendante. Cependant, les résultats sont variables selon l'âge du patient, l'ancienneté de la surdité et l'état physiologique de l'oreille interne, ainsi que d'autres facteurs variables d'un individu à l'autre. Seule une consultation dans un centre d'implantation cochléaire peut apporter les bonnes réponses à vos interrogations correspondant à votre situation très particulière.

Il est important de souligner ici que l'âge n'est pas un facteur qui exclue une personne âgée de l'implantation cochléaire. C'est sa motivation, son état général de santé, ses capacités d'adaptation et bien d'autres facteurs qui décident si l'intervention peut être envisagée ou au contraire ne semble plus être possible.

L'implant BAHA de CochlearLes autres implants auditifs

Dans le cas de surdités de transmission ou de surdités mixtes, il existent d'autres implants auditifs. L'implant à ancrage osseux permet de transmettre par conduction osseuse des ondes sonores à la cochlée et assure également la restitution d'une écoute binaurale (les deux oreilles) dans des cas de surdités unilatérales.

Contrairement à l'implant cochléaire, la majorité des autres implants auditifs n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale. D'autres sont en cours de demande d'autorisation de prise en charge ou viennent juste d'être ajoutés à la liste des produits remboursables.

Nous vous invitons à consulter votre audioprothésiste ou votre médecin ORL pour de plus amples renseignements. Vous pouvez aussi trouver des renseignements sur certains sites dont celui-ci.

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