Le dialogue difficile entre parents et enfants ou ados

Même en temps normal, lorsque tout va pour le mieux, le rôle de parent est très exigeant. Maintenir un dialogue constant n'est pas toujours facile et cela d'autant plus pendant la période de l'adolescence.

Lorsqu'on est atteint d'une surdité moyenne à sévère, la grande difficulté est de rester à l'écoute tout en faisant comprendre à son enfant que c'est à cause de la surdité qu'on n'arrive pas toujours à comprendre mais que ce n'est pas parce que l'on NE VEUT PAS comprendre. Le jeune ado prendra très vite "le raccourci" pour dire que son père ou sa mère ne veut pas le comprendre et que le dialogue est tout impossible. Cela peut devenir un prétexte pour éviter le dialogue, pour limiter la communication avec le parent malentendant et même pour désobéir.

 

Une adolescente avec ses parents en colère 

Avant que la situation ne se dégrade de trop, il est certainement préférable de demander l'aide, soit à un proche dont le jeune accepte bien l'autorité (l'autre parent, sil est entendant, un grand-parent, un ami, ...), soit à un conseiller d'éducation ou un psychothérapeute. Plus la relation se dégrade, plus les luttes seront inégales car l'ado saura rapidement tirer profit du handicap auditif du parent ce qui peut aller très loin dans les cas extrêmes. Or, la responsabilité du parent malentendant reste entière.

Les nouveaux modes de communication, parfois bien utiles

Les nouveaux modes de communication (mail, messenger, sms, etc.) peuvent aussi être une source de bénéfice pour le dialogue puisque certaines personnes préfèrent s'exprimer par écrit lorsque la communication verbale est trop compliquée. Les échanges écrits offrent l'avantage que la colère suscitée par une dispute ou un échange verbal vif s'apaise souvent au moment où l'on doit chercher les mots pour exprimer au mieux sa perception des choses. Le recul pris avec l'écrit permet aussi de mieux réfléchir aux arguments de l'autre.

Si les jeunes enfants sont peut-être moins exigeants envers leurs parents, le parent malentendant peut être mis en grandes difficultés pour comprendre leurs voix aiguës ou fluettes. En effet, dans la majorité des surdités, ce sont les fréquences aiguës qui sont atteintes en premier. Comprendre le babillage d'un jeune enfant relève de l'exploit pour le parent malentendant, mais l'habitude d'entendre sa petite voix peut ensuite permettre de mieux discriminer la parole. Cependant, une attention soutenue entraîne une fatigue mentale supplémentaire et les cris parfois puissants des enfants peuvent représenter une réelle souffrance pour le parent (ou grand-parent) malentendant en raison d'une hypersensibilité au bruit.

L'enfant lui-même est atteint de surdité

Dans le cas où c'est l'enfant qui est atteint de surdité ou d'autres troubles de l'audition, les parents peuvent généralement bénéficier des conseils du pédiatre ou de l'organisme qui suit habituellement l'enfant déficient auditif. Les associations de parents d'enfants déficients auditifs sont également extrêmement utiles pour apporter conseil et orientation dans les situations très spécifiques liées au handicap auditif de l'enfant.

 

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