Cursus universitaire, grandes écoles, apprentissage

La vie de l'étudiant malentendant relève du véritable parcours de combattant dès lors où sa formation professionnelle le conduit à devoir suivre ses cours en amphithéâtre ou autres grandes salles de cours. Si l'enseignant a une petite voix ou ne fait pas l'effort pour utiliser un micro, pourtant généralement bien disponible dans ces grandes salles, l'étudiant malentendant est obligatoirement mis dans une situation d'échec.

 

Lecture labiale, recopie des cours des collègues étudiants...

Un étudiantBien sûr, la plupart des étudiants malentendants trouvent progressivement des moyens de compensation, des astuces pour faire face aux exigences de la formation qu'ils ont choisie. Cependant, il est difficile d'appréhender l'ensemble des difficultés dès avant le début de la formation. Lors de l'inscription à un parcours universitaire, il est vivement conseillé de se renseigner auprès de la Mission Handicap, service dédié aux personnes handicapées, sur l'éventuelle présence de boucles d'induction magnétique ou d'autres aides techniques (systèmes HF individuels, etc.) pour malentendants et sourds.

Les malentendants qui ont développé leur capacité de lecture labiale auront tout intérêt à s'installer tout à l'avant de l'amphithéâtre ou de la salle de cours, même si pour cela, il faut en informer l'enseignant et les autres étudiants sur cette nécessité de réservation de place dès le début de l'année universitaire. Certains étudiants sont tout à fait disposés à aider les étudiants en situatuion de handicap pour leur permettre de recopier des cours ou compléter leur savoir parfois lacuniaire à cause des difficultés de compréhension en cours.

Grâce à la Mission Handicap, l'étudiant malentendant pourra rencontrer d'autres étudiants malentendants ou sourds qui peuvent le guider ou leur donner de précieux conseils afin que le début du parcours universitaire soit vécu le plus positivement possible. Il est bien connu que l'union fait la force ! Parfois, c'est aussi grâce aux revendications de plusieurs étudiants touchés par le même handicap que les instances dirigeantes de l'université prennent mieux en considération certains aménagements, comme des panneaux d'isolation acoustique, une boucle d'induction magnétique, un microphone mieux adapté aux besoin des étudiants malentendants, etc.

L'apprentissage

Pour les jeunes qui n'ont pas envie de suivre un parcours de formation long, l'apprentissage peut être une bonne solution. Cependant, le jeune malentendant devra se poser les bonnes questions sur les conditions d'exercice de sa future profession. Certains métiers ne sont pas compatibles avec la fragilité des appareils de correction auditive, notamment les métiers du bâtiment où poussière, chaleur et donc transpiration, bruits et autres nuisances peuvent réduire à néant les chances d'épanouissement professionnel. Certains métiers comme patissier ou boulanger sont également source de complications à cause des particules fines (farine) ou de la chaleur importante alors que d'autres corps de métier peuvent au contraire aider le malentendant de sortir de son isolement tout en lui permettant une qualité de vie compatible avec l'exigence de l'électronique et du calme relatif.

La formation professionelle, l'apprentissage et les formations en alternance relèvent de la compétence du Conseil Régional qui peut fournir les renseignements spécifiques à la formation professionnelle choisie par le jeune malentendant.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer