J'entends mal, que faire - texte écrit sur un smartphone

Quand la vie sociale s'appauvrit, il faut réagir

Les personnes souffrant de troubles de l'audition vivent souvent une vie sociale réduite et dans les cas graves, la surdité peut complètement désocialiser l'invididu. On ne le répétera jamais assez dans ces pages que seul l'appareillage précoce évitera ou limitera fortement l'exclusion sociale.

Les manifestations bruyantes (concerts, fête de la musique, événements familiaux comme des mariages, mais aussi le cinéma ou des activités sportives dans une ambiance bruyante) ne peuvent plus être appréciées par la personne souffrant de surdité, d'acouphènes et/ou d'hypersensibilité au bruit. Les proches qui tentent à tout prix d'inciter la personne malentendante à pleinement participer à tel événement ou telle manifestation, sont généralement totalement inconscients de la souffrance induite par le bruit ou encore par l'isolement tout en étant parmi les membres bien-aimés de sa propre famille.

Pourtant, la personne malentendante doit lutter contre elle-même pour éviter la désocialisation qui à terme lui est vraiment préjudiciable, surtout en prenant de l'âge où l'isolement est encore plus important que pendant les jeunes années de la vie.

Cinéma en VFST, théâtre avec un collier magnétique ...

Grâce à la multiplication des films en version française sous-titrée VFST (voir le site de cinest.fr), les déficients auditifs peuvent s'adonner aujourd'hui au plaisir du cinéma. Si pour certains, le niveau sonore de films d'action est trop fort, on peut toujours y remédier en éteignant temporairement les aides de correction auditive. Malheureusement, la projection des films en VFST est souvent limitée à une seule séance par semaine si toutefois le cinéma a pour politique l'intégration des déficients auditifs (c'est loin d'être universel !)

Tout est possible pour le malentendant, quoique...

Les personnes à mobilité réduite pensent que les personnes souffrant d'un handicap auditif ont de la chance, les personnes non-voyantes pensent que le handicap auditif est moins difficile à vivre que le handicap visuel. Il est bien connu que chacun voit midi à sa porte !

En réalité, les personnes malentendantes sont souvent désavantagées pendant les voyages organisés, les visites touristiques ou autres loisirs. Elles ne peuvent comprendre ce qui se dit et par conséquent ne se sentent intégrées dans un groupe comme les autres personnes handicapées peuvent l'être. Un non-voyant trouvera toujours quelqu'un pour le conduire, les difficultés d'une personne en fauteuil roulant seront toujours prioritaires par rapport à une personne malentendante ou sourde qui n'aura pour seul inconvénient, considéré comme léger, de n'avoir pas compris...

Des activités sportives, oui, mais ...

Les personnes devenues sourdes qui avaient l'habitude de pratiquer des sports où les capacités auditives sont impératives, vivent une véritable souffrance devant le constat que tout est bien plus compliqué dès lors qu'on est obligé de porter des appareils éléctroniques fragiles qui ne supportent ni l'humidité (pas de transpiration excessive, pas de milieux aquatique), ni des chocs (donc pas de mouvements violents).

Participer à la vie associative pour garder le lien social

Comme pour toute activité en groupe, la vie associative représente certaines difficultés à cause du nombre de personnes réunies pour partager une activité. Toute réunion peut représenter un problème pour la personne malentendante qui ne peut comprendre, sauf si on lui offre un accueil adapté, notamment grâce à la mise en place d'une boucle d'induction magnétique et si possible aussi d'une vidéoprojection ce qui facilitera la compréhension d'informations transmises oralement. Les personnes sourdes de naissance dont le mode de communication principal est la LSF ne peuvent s'intégrer que dans des associations de personnes qui connaissent elles-mêmes la LSF.